Le Quatrième Mur - Sorj Chalandon (France)

Publié le par Mack

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La nostalgie heureuse d’Amélie Nothomb {RL2013}

Participation au challenge 1% Rentrée littéraire 2013.

 

Résumé :

Mari, Anna et Fredrik, trois amis de longue date, ont monté une société au doux nom du Peigne de Cléopâtre. Leur créneau : résoudre les problèmes des gens. Chacun apporte ses compétences, qui en jardinage, qui en déco d’intérieur ou en comptabilité… et la PME se développe avec succès.
Chacun patauge quelque peu dans sa propre existence, en quête d’identité ou d’âme soeur, et trouve un réconfort non négligeable dans l’idée de venir en aide à autrui.
Jusqu’au jour où une vieille dame se présente avec une étrange requête : elle souhaite que Le peigne de Cléopâtre élimine son mari.
Difficile de résister à un filon qui promet d’être lucratif, et les candidats se bousculent bientôt au portillon.J’ai aimé. Personne ne m’enlèvera ça. Pas même la mer capable tantôt d’engloutir les traces des ravages provoqués par l’homme, tantôt de les recracher — elle a emporté ce que j’avais de plus cher. (...) Je résiste et je me laisse aller, je tergiverse, mais au fond, je sais que tout sera bientôt fini.
Les méfaits des aïeux reviennent nous hanter, dit-on, mais je n’y crois pas. Si des méfaits nous hantent, ce sont les nôtres. »­
Un roman à deux voix sur un secret de famille bien gardé, sur l'amour et le deuil, le pouvoir de la mémoire, et la réconciliation avec le passé.
« L'idée de Sam était belle et folle : monter l'Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou une fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène de fortune, entre cour détruite et jardin saccagé. Samuel était grec. Juif, aussi. Mon frère en quelque sorte. Un jour, il m'a demandé de participer à cette trêve poétique. Il me l'a fait promettre, à moi, petit théâtreux de patronnage. Et je lui ai dit oui. Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m'offre brutalement la sienne... »            
 

Chronique :

Voilà une chronique bien difficile à écrire, j'avoue que j'ai du prendre mon temps, "digérer" cette lecture. Il semble que je n'ai pas été la seule.

Bon, pour parler des choses "faciles", je conseille à ceux qui voudront se lancer dans la lecture de ce nouveau CHALANDON de (re)lire l'Antigone d'Anouilh avant.

Parlons de ce livre-ci en particulier maintenant. L'idée est belle, l'écriture nous emporte, tout est très vivant malgré le thème, chaque sensation est vécue à 100%. C'est fort, c'est violent, c'est terrible. C'est un texte qui se lit, se pose et fait son chemin en vous par la suite.

On ressort chamboulé, perturbé, ému. Pour un peu que certains sujets aient des échos personnels, on pleure. Comme ce héros malgré lui, Georges, ce "combattant de l'intérieur", tête brûlée à qui la vie a pourtant tout donné... Mais le bonheur dans le confort est-il possible ?

Je ne veux pas trop en dire tant tout ceci est inattendu et pourtant si prévisible, j'invite chacun à se plonger dans la réalité de ce texte avec cet avertissement constant toutefois : surtout, ne vous faites pas une idée sur ce livre en tournant la 336è page...

 

Le Livre du Roi d'Arnaldur INDRIDASON

Publié dans Challenge

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